Reviens, j’ai laissé la porte ouverte !

 

Ce soir, j’ai l’âme en peine. Cela arrive souvent depuis ton départ. Depuis ce jour auquel je n’ose plus penser. Au début, j’ai cru que le temps passerait, que de l’eau coulerait sous les ponts, emportant jusqu’à la dernière trace tous ces sentiments que je te porte. J’ai cru qu’après quelques jours, quelques semaines, je me sentirais libre de prendre mon envol et d’offrir à d’autres ce trop-plein d’amour que tu n’as pas su comprendre. J’ai cru que j’oublierais.

Mais hélas, tout est rempli de ta mémoire. Chaque coin de rue porte ton drapeau et chaque parcelle de mon corps, ton empreinte. Au-delà  de mes sourires, de mon rythme de vie effrénée, que plus d’un semble lorgner avec envie, repose une femme qui se meurt de ton absence.

Si j’affirme qu’il y a du bon à être célibataire, si je crie que l’on peut être heureux seule, c’est pour mieux m’en convaincre moi-même. C’est pour cacher au monde ce vide que tu as laissé. Ce vide que j’ai peur de regarder, pour ne pas y plonger. Car, au fond de moi, je sais qu’il manque un héros à ma citadelle, une perle à ma couronne. Alors, ce soir, je mets bas les armes. Je mets bas ma fierté et je viens te confier ces mots que j’aurais dû te dire il y a longtemps.

Je ne veux envoyer, ni message, ni texte. Ni e-mails. Rien du tout. Cette lettre d’ailleurs, tu ne la liras pas. Mais si ton cœur est encore assez pur pour lire dans les étoiles, et ton âme encore assez légère pour écouter les murmures du vent, tu ressentiras ce soir, cet appel qui vient du tréfonds de mon âme.

« J’ai tout sauf… Sauf ce que je désire ardemment. Toi. Alors reviens. Entre sans frapper. J’ai laissé la porte ouverte. Je ne l’ai jamais fermé. J’ai fait exprès. Je m’en serais voulu de savoir qu’un jour tu as voulu passer et que la porte était fermée. Que trop plein d’amour propre, tu n’as pas appelé. Que, pendant un instant tu as pensé que j’avais tourné la page et tu t’es résolu à partir sur la pointe des pieds. Pour ne pas déranger ma solitude.
J’ai laissé la porte ouverte. Tu n’auras qu’à passer. Tu ne peux pas t’y perdre. L’atmosphère de la maison est restée la même. Le mobilier, les fleurs, le décor. Tout est resté à la même place. Je suis aussi restée telle que tu m’as connu. Mis à part que j’ai un peu maigri. Et cette tristesse dans les yeux, qui me rappelle que la vie est courte et qu’il faut en profiter. Si tu revenais, on reprendrait là où tout s’est arrêté, comme si ton départ n’était qu’un entracte dans cette belle pièce qu’est notre amour. Reviens. Je t’aimerai sans vergogne et sans retenue, comme seule une femme éperdument amoureuse sait le faire. En quelque où tu puisses endroit où tu puisses être, sache que quelque part, il y a un être qui t’attend. Deux bras qui meurent de te câliner, des lèvres qui languissent de rencontrer ton front. Un attend qui attend de naître».

 

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